Nadia Vadori

 

Auteur de 6 pièces chorégraphiques, plasticienne, éducatrice somatique par le mouvement certifiée par The School for Body Mind Centering®, Nadia Vadori, créé la compagnie les Souliers Rouges en 2001, avec laquelle elle a fait 5 spectacles entre 2003 et 2007. En 2007, elle s’associe avec Bruno Lasnier et Sébastien Trouvé pour fonder Le prix de l’essence un groupe(image/guitare/corps) et travailler la performance en lien avec l’image vidéo. Elle est engagée actuellement avec eux dans un processus de recherche axé sur l’essence (de l’être, de la création, des choses) et dans la production d’une série d’images et de films courts. Elle partage par ailleurs son temps entre une production personnelle vidéo, le travail du mouvement (danse, éducation somatique, anatomie expérimentale) et l’enseignement.

Après une enfance de danse classique, d’abord au Cours Coco Comin à Barcelone, puis à l’Académie Chaptal avec Nora Kiss à Paris, elle entre à “l’École Supérieure Estienne des Arts et Industries Graphiques” à Paris, dans la section des métiers d’art tout d’abord, puis en Expression Visuelle, tout en continuant la danse jazz et contemporaine au Centre Américain. Elle suit ensuite la formation du département des «Arts Multidisciplinaires» de l’Université Concordia à Montréal, dans la section des “Arts de la scène » (Technique Graham, Pilates, Chant Jazz, Anatomie, Chorégraphie, Art dramatique) et passe quelque temps au Massachussets College of Arts à Boston, en réalisation de films. De retour en France, elle s’inscrit au cours d’art dramatique Véra Gregh, joue quelques rôles à la télévision et au théâtre puis poursuit sa formation en danse à l’Atelier de Paris (Nigel Charnock, Thierry Baë, Kirstie Simpson, Damien Jalet, Dominique Mercy, Julyen Hamilton... ) Elle se forme actuellement comme praticienne BMC® (Body Mind Centering®) et comme professeur à la Fédération Française de Yoga.

Author of 6 choreographic pieces, visual artist and somatic movement educator certified by the School for Body Mind Centering®, Nadia Vadori manages a dance company "Les souliers rouges" with which she created 5 pieces between 2003 and 2007. In 2007, she started "Le prix de l'essence", a visuals/guitar/body group in association with Bruno Lasnier and Sébastien Trouvé, that works on performance linked with video. This group is dedicated to research on essence (of the self, of creation, of things) and is producing a series of short films. Vadori shares her time between personal video work, exploring movement and teaching.

After studying classical ballet as a child, she entered “l’École Supérieure Estienne of Art and Graphic design” in Paris. She went on to study at Concordia University in Montreal, Canada, in the Inter-related Arts department (Graham technique, Pilates, Jazz, Anatomy, Choreography and Drama) and stayed for a term at the Massachussets College of Arts in Boston, USA, in the film making course. Back in France, she attended Vera Gregh’s acting classes, played a few parts in television and theatre productions and pursued her dance studies at the Atelier de Paris (Nigel Charnock, Thierry Baë, Kirstie Simpson, Damien Jalet, Dominique Mercy, Julyen Hamilton...) and the teacher training program at the French Yoga Federation.

 

Être présent à soi "Ici", où sont le corps, la chair, le poids en contact avec le sol. Trouver un ancrage sensoriel à partir duquel on puisse établir un lien avec "là-bas" où voyagent, l'air, le son, les images... Faire advenir le monde intérieur à l'extérieur et réciproquement. Le moment de l'échange entre ces deux pôles est un moment où l'on peut être touché. Notre artisanat d'interprète du spectacle vivant consiste à sans cesse réactualiser l'être et à ne tenir à rien de ce que l'on envoie vers le large.
Les choses cessent alors d'exister pour soi seul et peuvent ensemencer d'autres espaces.

Being present in the « here », where we can find the body, the flesh, the weight in contact with the ground. Finding a sensorial anchoring from which we can establish a link with “there”, where air, sound and images reside. Connecting the interior to the exterior. The moment of exchange between these two poles is a moment when we can be touched. Our craft of live performance contains the endless renewal of our being, not holding on to what we send forth.
Things therefore cease to exist only for ones’ self and can be sewn into other spaces.